Tita&TheCity

Le soleil ne fait pas le bonheur (?)

 

Nous avons tous l’impression d’être plus heureux quand il fait beau que – qu’en ce moment, tiens, au hasard ! – pourtant, selon une étude récente, le soleil ne ferait pas le bonheur.

On savait déjà pour l’argent – bien qu’on soit presque tous intimement persuadés qu’il s’agisse d’un subterfuge pour nous rassurer, mais autant y croire quand même – mais pour le beau temps, on n’y avait pas pensé.

Alors, comme ça, on nous aurait menti, la misère ne serait pas moins pénible au soleil ? Bon, quand on regarde celle de l’Afrique, on se dit qu’en effet, le soleil ne fait pas (toujours) le bonheur.

C’est juste qu’un printemps (digne de ce nom) nous donne habituellement des envies de sourire, de s’extasier sur des fleurs ou le chant d’un oiseau, bref, en principe des ailes nous poussent dans le dos en même temps que les bourgeons sur les arbres et ça, c’est plutôt sympa.

Cette année, on remarque surtout les oiseaux pour leurs nuisances (oui, grave erreur : j’ai une voiture noire) et les fleurs dans les arbres en levant la tête pour ouvrir son parapluie.

Pourtant, il semblerait que ce fichu soleil qu’on n’a jamais autant attendu ne soit en rien garant de notre bonheur…

On hésite à se réjouir de cette nouvelle, vu qu’on comptait un peu sur le retour des beaux jours pour nous badigeonner le cœur de ce baume naturel qui nous fait souvent un peu défaut au sortir de l’hiver.

En même temps, le savoir nous évitera peut-être d’attendre le soleil comme le messie tout en sachant très bien qu’au fond, il ne résoudra pas (tous) nos soucis.

Pour aller dans le sens de cette mystérieuse étude, c’est bien connu, le (vrai) bonheur ne vient pas du ciel ; il se construit.

D’ailleurs, il suffit parfois simplement de s’auto persuader qu’il fait beau pour se sentir mieux…

Du coup, cette semaine, j’ai chanté (et dansé) sous la pluie – bon, ok, la grêle et c’est encore plus drôle.

Et vous savez quoi ? Depuis, quelle que soit la couleur du ciel, du soleil, j’en ai plein la tête.

 

 

 

Dérives (pas très) sportives

 

Personne ne semble remarquer l’éblouissant coucher de soleil sur l’Arc de Triomphe. Des forces de l’ordre par centaines sont alignées en tenue de guerre. ça hurle, se bouscule, klaxonne, agite des drapeaux.

Je suis sur les Champs Elysées à l’heure des débordements, prise entre des voitures folles dont on monte et descend n’importe où et des piétons hystériques qui brandissent leur rancœur alcoolisée.

Un adolescent se fait tabasser dans une voiture par un policier enragé.  J’ai sorti mon iphone pour immortaliser le soleil couchant : le même policier se met à donner des coups de matraque sur mon rétroviseur.

Tout n’est que violence, colère et haine autour de moi. Des deux côtés: supposés juguler l’émeute, les uns sont submergés par leur adrénaline face à ces autres, débordants d’une colère incompréhensible.

Je m’interroge : est-ce bien une victoire, que le foot vient de remporter ?  C’en est une belle, paraît-il qui, au lieu d’être célébrée dans la joie, donne à nos plus belles avenues des allures de fin du monde.

Je m’échappe enfin de cette cohue avec plus de peur que de mal et une profonde tristesse : quelle est donc cette carte postale dégradée que nous offrons à nos touristes venus photographier, eux aussi, nos monuments baignés de soleil ?

Doit-on en arriver à espérer davantage de défaites pour le football Français ? Non, le sport n’a rien à voir avec ces émeutes.

Finalement, une seule chose me vient à l’esprit : ne nous laissons pas impressionner par une poignée d’énergumènes qui semblent ignorer eux-mêmes les raisons de leur emportement.

Souhaitons donc au PSG de nombreuses victoires sur ses terrains et surtout, la paix dans ses tribunes.

Car le sport, c’est le dépassement de soi dans le respect de son adversaire. La seule rage qui puisse en résulter doit être celle de vaincre.

 

 

De genre humain

 

A partir de septembre, on enseignera aux enfants – dès l’âge de 6 ans – « la théorie du genre » et de nouvelles mesures seront prises pour lutter contre les stéréotypes sexuels à l’école. Soit.

Mais si nous devons apprendre à nos enfants que chaque être humain est différent et que ces différences sont respectables, est-il nécessaire de tout mettre en œuvre pour nier l’évidence biologique ?

Serions-nous à la fin d’une époque et par conséquent, au début d’une autre où masculin et féminin seront bientôt tabou ?

Si nous pensions avoir besoin de ces repères pour nous construire, il semblerait que ce ne soit pas l’avis de tout le monde.

Imaginons donc que nos enfants grandissent désormais non pas dans l’ignorance de leur sexe mais dans la négation de celui-ci : qu’est ce qui fera d’eux, par la suite, un homme ou une femme ?

Que deviendra ce fameux 1 ou 2 au commencement de notre numéro de sécurité sociale : sera-t-il un jour remplacé par un 0 jusqu’à décision de la personne quant au choix de son sexe? Ou bien aura-t-on un sexe organique et un autre, choisi ?

Mais en réalité, notre genre, comme notre sexualité peuvent-ils réellement être des choix ?

Difficile, de faire le tri dans ce qui nous est imposé par nos parents, notre éducation, la société ou notre propre constitution.

Enfin, une chose est sûre : on aura beau ne plus donner de poupées aux filles ou de voitures aux garçons et leur faire comprendre que le genre humain est le seul qui compte, qu’on le veuille ou non, la nature aura toujours le dernier mot : l’humain naîtra mâle ou femelle, comme tout mammifère.

Si se développer « sans sexe » permettra peut-être à certains de mieux s’assumer, le risque de semer le trouble me semble encore plus important.

Et malheureusement, il y a peu de chances pour que cette perspective fasse évoluer notre société vers plus de tolérance.

C’est pourtant de ce côté que nous devrions aller chercher les valeurs qui aujourd’hui, nous font le plus défaut.