
Nous avons tous l’impression d’être plus heureux quand il fait beau que – qu’en ce moment, tiens, au hasard ! – pourtant, selon une étude récente, le soleil ne ferait pas le bonheur.
On savait déjà pour l’argent – bien qu’on soit presque tous intimement persuadés qu’il s’agisse d’un subterfuge pour nous rassurer, mais autant y croire quand même – mais pour le beau temps, on n’y avait pas pensé.
Alors, comme ça, on nous aurait menti, la misère ne serait pas moins pénible au soleil ? Bon, quand on regarde celle de l’Afrique, on se dit qu’en effet, le soleil ne fait pas (toujours) le bonheur.
C’est juste qu’un printemps (digne de ce nom) nous donne habituellement des envies de sourire, de s’extasier sur des fleurs ou le chant d’un oiseau, bref, en principe des ailes nous poussent dans le dos en même temps que les bourgeons sur les arbres et ça, c’est plutôt sympa.
Cette année, on remarque surtout les oiseaux pour leurs nuisances (oui, grave erreur : j’ai une voiture noire) et les fleurs dans les arbres en levant la tête pour ouvrir son parapluie.
Pourtant, il semblerait que ce fichu soleil qu’on n’a jamais autant attendu ne soit en rien garant de notre bonheur…
On hésite à se réjouir de cette nouvelle, vu qu’on comptait un peu sur le retour des beaux jours pour nous badigeonner le cœur de ce baume naturel qui nous fait souvent un peu défaut au sortir de l’hiver.
En même temps, le savoir nous évitera peut-être d’attendre le soleil comme le messie tout en sachant très bien qu’au fond, il ne résoudra pas (tous) nos soucis.
Pour aller dans le sens de cette mystérieuse étude, c’est bien connu, le (vrai) bonheur ne vient pas du ciel ; il se construit.
D’ailleurs, il suffit parfois simplement de s’auto persuader qu’il fait beau pour se sentir mieux…
Du coup, cette semaine, j’ai chanté (et dansé) sous la pluie – bon, ok, la grêle et c’est encore plus drôle.
Et vous savez quoi ? Depuis, quelle que soit la couleur du ciel, du soleil, j’en ai plein la tête.


