Enfin, l’été est là!  S’il a su se faire attendre, il est arrivé d’un coup et en force, comme une chape de canicule dont on n’a même pas envie de se défendre. Parce que l’hiver a trop été: trop froid, trop long, trop tout.

Elle est déjà bien installée, notre parenthèse estivale, avec son habituel lot de crème solaire et  microshorts, coincée entre deux bousculades chez le marchand de glaces et celles, festives, des dancefloors bondés.

Cette année, c’est décidé, je profite à fond de mon été. Pour me détendre.

Je viens de passer une semaine à faire les valises – si vous ne me comprenez pas, les mères le feront pour vous -  semaine pendant laquelle mon cerveau s’est transformé en véritable machine à prévoir.

A l’arrivée, je range tout au millimètre, placard après placard. J’ai besoin de ça pour me sentir libre. Maniaque ? Peut-être. Je préfère penser que je suis organisée.

Tout est en place, enfin, c’est les vacances ! Avant toute chose, enduire ce petit monde de crème, sans oublier les indispensables chapeaux, lunettes…même chose pour moi. Pas loin d’une  heure plus tard, je m’allonge enfin, au calme. Les enfants sont occupés à faire des châteaux de sable.  Je bénis l’inventeur du seau en plastique.

Je suis donc sur ma serviette, détendue. Enfin, en apparence. Dans ma tête, c’est plus fort que moi, une pensée m’obsède : je suis en train de perdre mon temps. Oui, cette précieuse denrée dont je manque à longueur d’année ! Autant en profiter pour avancer dans mes lectures – Belle du seigneur, 1110 pages.

A peine une dizaine de pages plus tard, j’attrape mon Iphone pour regarder l’heure. Puis mes mails, vite fait. La luminosité de l’écran de fait pas le poids avec celle de la Corse : je rentre. Deux minutes, pas plus. Quelques messages, deux coups de fil, un passage sur Facebook…tiens, une vidéo sympa ! Je me laisse porter vers Youtube, note quelques idées, trie des photos, réécrit une phrase, un paragraphe, deux chapitres. Voilà, c’est l’heure du dej.

L’après-midi, je nagerai avec mes enfants, ramasserai des coquillages, les aiderai à terminer leur château… et le soir, les fêtards me croiseront sans doute sur l’un de ces dancefloors qui ne désemplissent qu’au petit matin.

Oui, j’ai un peu de mal à rester sans rien faire. Que voulez-vous, la paresse me stresse.

Et vous savez quoi ? La seule chose qui m’importune, c’est ceux qui me disent, en plein mois d’août «  tu devrais prendre un peu le soleil ! ».

Si la réussite de leur été se mesure à leur bronzage, qu’ils laissent le mien tranquille. Après tout, les vacances sont faites pour se faire plaisir, non?

Bon été à tous!