Tita&TheCity

Catégorie : un peu d’humour

Etincelles (verbales)

 

La perspective d’une réunion de famille habituellement plan-plan ne vous réjouit pas ? Vous avez envie d’épicer votre pause café ou de survolter l’ambiance dans un meeting ?

En ce moment, l’actualité grouille de sujets plus sensibles les uns que les autres au point de nous faire redouter certaines de nos prises de position.

Mais une chose est sûre : cette année, pas question de s’ennuyer autour du rôti de la Pentecôte.

Car ce n’est pas nouveau, il n’est pas de famille ou de groupe d’amis, même soudés comme les doigts d’une main, où les points de vue ne divergent.

Alors y a deux cas de figures : soit on édulcore (et généralement, nos interlocuteurs choisissent le même camp), soit on fonce dans le tas (et là aussi, il est rare que l’autre se laisse faire).

Mais il est rarissime, à moins de ne fréquenter que des hypocrites ou des personnes qui pensent exactement comme vous (ça n’existe ?) que le premier cas de figure ne vire pas au second, en particulier une fois la deuxième bouteille de rosé débouchée.

Sans nécessairement exposer son penchant politique, il suffit le plus souvent de lancer un sujet d’actualité dit « sensible », type mariage pour tous (au hasard) pour déclencher un mini pugilat.

Faites l’expérience : prenez un sujet lambda, genre la météo. Votre interlocuteur se plaindra (oui, forcément, il fera toujours trop ou pas assez quelque chose) puis dira une banalité pour en finir. Car ce genre de sujet n’intéresse généralement qu’un temps très limité (à moins de passer ses journées vissé à sa fenêtre).

Lancez ensuite le vrai sujet – ils ne manquent pas : mariage pour tous, crise, nouveau pape, conflit au Moyen Orient, patrimoine des politiques –liste non exhaustive.

Si l’étincelle déclenche un véritable feu d’artifices, il se peut que vous passiez un mauvais moment. Ou un très bon.

Dans les deux cas, vous en aurez appris sur vos interlocuteurs, sur l’actualité, sur ce qui fâche et ce qui rapproche. Et peut-être sur vous-même.

 

Vous avez remarqué… ?

Vous avez remarqué qu’à chaque fois que vous êtes pressé, tous les feux sont rouges tandis que si vous en attendez un pour taper un sms, ils sont tous verts?

Vous avez remarqué à quel point plus vous êtes au régime plus vous avez envie de ce double pain au chocolat pur beurre ?

Vous avez remarqué que la caisse qui avance est toujours celle que vous n’avez pas choisie ?

Vous avez remarqué que c’est précisément le jour où vous sortez sans maquillage que vous tombez nez à nez avec la personne que vous aviez le moins envie de croiser (et que vous ne croisez jamais) ?

Vous avez remarqué qu’il est tellement plus difficile de se lever à 7h30 un lundi matin qu’à 4h30 un samedi pour se rendre à l’aéroport ?

Vous avez remarqué que c’est toujours sur la plage, au mois de juillet, que vous regrettez (vraiment) vos raclettes du mois de février ?

Vous avez remarqué que plus un objet est cher plus vous le désirez (surtout si vous ne pouvez absolument pas vous le permettre) ?

Vous avez remarqué combien un dragueur qui ne vous plaît pas est exaspérant alors que vous éclatez de rire aux blagues minables de celui qui vous plaît ?

Vous avez remarqué que ces choses inutiles que vous gardez « au cas où » et qui vous encombrent sont introuvables le jour où vous en avez (enfin) besoin ?

Vous avez remarqué à quel point il est désagréable d’être entouré de personnes sans cesse le nez fourré dans leur téléphone alors que vous en faites (parfois) partie ?

Vous avez remarqué la chance que nous avons, de n’avoir pas de vrais problèmes pour pouvoir remarquer tous ces détails ?

 

 

Compliment…(?)

On aimerait tellement qu’il (ou elle) nous en fasse plus souvent…mais voilà, nous n’avons pas tous la même notion du compliment.

De la simple gentillesse à la vraie parole élogieuse, il arrive que certains propos nous semblent mal placés (et parfois pire que ça).

N’oublions pas pour autant que, même à côté de la plaque, un compliment part toujours d’un bon sentiment.

Oui, même quand vous entendez :

- Ça te va bien, d’avoir pris des fesses !

- Super ce dîner…c’est quand même meilleur quand tu cuisines que les surgelés d’hier soir (sauf que le fait maison c’était hier – aujourd’hui c’est du Picard)

- Jolie, ta nouvelle robe ! (nouvelle depuis notre anniversaire de mariage. Il y 3 ans)

- J’adore ta tête quand tu te réveilles, on dirait ta petite sœur !

- Tu es bien coiffée, aujourd’hui ! Tu es allée chez le coiffeur ? (non, je me suis lavé les cheveux)

- Tu ressembles de plus en plus à ta mère (ben quoi, c’est une très belle femme !)

- Je sais que tu es bonne en français, mais là c’est vraiment enfantin comme calcul !

- Ils sont super beaux pour des faux – ongles/seins/cheveux…- (comment ça, c’est des vrais ?)

- Tu n’as pas spécialement grossi. De toutes façons je t’aime pour ce que tu es…

Vous avez l’impression d’avoir lu des insultes (ou presque) ?

Sans vouloir absolument voir le bien partout (quoique…) n’oublions pas que rien ne vaut la sincérité.

D’ailleurs, en y réfléchissant bien, mieux vaut le compliment maladroit de quelqu’un qu’on aime plutôt que des louanges de quelqu’un qui ne le pense pas. Non ?

 

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=aTLySbGoMX0

Du pied gauche

On a beau dire que (du pied gauche) ça porte bonheur, quand il m’arrive de marcher dedans, ça me gâche plus la journée qu’autre chose.

Enfant, j’avais un peu de mal à comprendre ce qui énervait autant mon père quand ça lui arrivait : aujourd’hui ça me met dans le même état que lui (au minimum). J’en arrive à la conclusion – très à propos – que les chiens ne font pas des chats.
Parce que voilà, il n’y a rien à faire, l’idée de trimballer de l’excrément sous ma chaussure me dégoûte (oui, quelle que soit la chaussure avec un bonus évident pour la sandale d’été) alors imaginer que je vais devoir la nettoyer me donne des envies de meurtre.

Bon d’accord, j’exagère (un peu) et surtout, je vous vois venir «  elle n’aime pas les bêtes, quelle horreur ! ».

Si les chiens ne m’ont rien fait (de mal), je n’y peux rien, j’enrage quand par malheur mon pied fait une mauvaise rencontre.

Du coup, lorsque je croise un spécimen à poils en pleine action, je ne peux m’empêcher de vérifier que son maître a bien dégainé son sac plastique.

D’ailleurs, j’en soupçonne pas mal de ne l’utiliser que quand ils se savent observés, comme certains ne se lavent les mains que quand il y a du monde aux toilettes. Ça doit être les mêmes, tiens.

Autrement, comment expliquer qu’un matin sur deux on doive slalomer sur les trottoirs pour éviter les perles ? (le terme a beau être poétique, il ne change rien à la sensation détestable d’une semelle soudainement glissante et malodorante…).

Plus j’y pense et plus je me dis que le principal inconvénient du chien n’est pas ce qui en sort, même s’il faut reconnaître qu’entre le bruit et l’odeur, on pourrait être tenté de le penser.

Non, le véritable défaut du chien, c’est son maître.

Forcément, il finit par lui ressembler (et inversement). Mais si un bon maître ne fera jamais…un mauvais chien, ne rêvons pas : l’inverse ne s’applique que très rarement.

Méfiez-vous, la prochaine fois que vous ne ramassez pas : quelqu’un risquerait d’avoir le courage (que je n’ai jamais eu) de vous le faire faire…à mains nues. Ça calme, hein ?

Allez, sans rancune : faites une caresse à Médor de ma part (après vous être lavé les mains, merci pour lui).

 

 

Collectionneur(s)

Si vous vous êtes toujours demandé pourquoi l’homme est moins fidèle que la femme (bon,  d’accord, serait…), au risque de vous décevoir, je n’ai pas la réponse…mais après avoir vu le sketch de Bill Maher* (comédien Américain), j’ai fait une découverte : pour mieux comprendre les frasques de nos chers et tendres, il suffirait de nous pencher sur nos placards.

Non pour y découvrir leur dernière conquête à moitié nue planquée entre deux manteaux (quoique) mais pour réaliser qu’au fond, l’homme serait un collectionneur comme un(e) autre : sa femme.

Il aurait donc envie de changement comme nous avons envie de nouvelles…chaussures.

Pas super reluisante pour la femme, cette comparaison a quand même le mérite de nous faire rire (ou au minimum, sourire).

Car c’est vrai, nous avons déjà des chaussures (souvent plusieurs paires) ce qui ne nous empêche pas d’en vouloir sans cesse de nouvelles.

Bon, on pourrait quand même expliquer que sortir diner en baskets de running serait aussi douloureux pour nous que faire un footing en stilettos. Enfin, presque.

Tout ça pour dire que s’il n’y a pas que les chaussures dans la vie (non non !), c’est quand même (aussi) une question de logique d’en avoir une (petite) collection.

Et puis le souci avec les souliers, c’est qu’il se démodent, hein (ce qui me fait penser que les mots aussi, se démodent : qui utilise encore le mot « soulier » aujourd’hui ?).

Cela dit après réflexion, la facette « mode » de cette conversation avec notre homme pourrait bien nous mener droit dans le mur : oublions.

Ce matin au moment de choisir mes chaussures, j’ai été rassurée de réaliser que celles dans lesquelles je me sens le mieux, c’est toujours les mêmes (oui, depuis des années). Pas flambant neuves mais loin d’être démodées et surtout bien plus confortables que n’importe quelle paire fraîchement acquise.

Collectionneuses peut-être, mais définitivement attachées à notre paire favorite, espérons de l’homme collectionneur qu’il le soit…comme sa femme.

 

 

Privation (…)

Je me doutais que j’étais addict mais à ce point…

C’est décidément quand on est privé des choses qu’on réalise la place qu’elles occupent dans nos vies.

Je me suis d’abord énervée – beaucoup toute seule, un peu contre les autres – à l’idée de devoir me lever, me coucher et (surtout) passer mes journées, bref, à l’idée de devoir faire…sans.

C’est comme ça, la privation : on a d’abord l’impression qu’elle va glisser sur nous – après tout, pourquoi je ne pourrais pas m’en passer?– et puis on se met à paniquer.

J’ai quand même tenté de me calmer, de demander de l’aide, de trouver des solutions. Sans succès.

J’ai – aussi – cherché par tous les moyens à avoir ma dose, glané ici et là quelques maigres subterfuges à cette dépendance dont je suis désormais privée, vous l’aurez compris,  contre ma volonté.

Et puis il y a les réflexes. Ces mécanismes rendus inconscients par l’habitude qui reviennent vous hanter sans arrêt, un peu comme quand vous continuez à ouvrir les robinets tous les quarts d’heure alors qu’on vous a coupé l’eau.

L’espace de quelques secondes, je me suis demandé si je n’avais pas besoin de me désintoxiquer, de m’éloigner de toute tentation.

Parce que je dois quand même reconnaître que je gagne pas mal de temps, ces derniers jours. Ce qui signifie que j’en passe certainement autant à en perdre, en temps normal. Mais que voulez-vous, c’est bien connu, quand on aime, on ne compte pas – ou si peu.

Attendez, n’allez surtout pas croire que je sois un cas isolé! Au contraire, nous sommes des milliers à tenter de maîtriser, vainement ou non,  notre frustration au quotidien.

D’ailleurs, ce n’est peut-être pas vous qui me jetterez la pierre: accro ou pas (trop), vous êtes, à l’instant même où vous lisez ces lignes, coupable du plaisir qui me manque cruellement au moment où je les écris.

Non vraiment, vous ne pouvez pas me dire le contraire :  il est tout simplement devenu impossible, en 2012, d’être privé de connexion internet.

«Hey, what did you expect ?»*.

 

* “Hey, vous vous attendiez à quoi?”

Quand on est petit…

 

 

Quand on est petit, on croit plein de choses. Quand on est grand, on finit par se rendre compte qu’on se trompait (ou pas)…

Quand j’étais petite, je croyais dur comme fer que mes jouets étaient vivants et qu’ils attendaient que je quitte ma chambre pour s’animer. Quelque chose – en 3 volets*- me dit que je n’étais pas la seule…

Quand il était petit, mon mari croyait que les moineaux étaient des bébés pigeons. L’effet “Vilain petit canard”?

Un jour d’orage, l’un de mes fils (2 ans et demi) m’a demandé qui venait d’allumer la pluie et si un fœtus pouvait voir le squelette de sa mère.

Quand on a pris l’avion, son frère a cherché dans le ciel s’il trouvait son défunt grand-père.

Ma fille a du mal à croire que quand j’étais petite, ni les téléphones portables ni internet n’existaient. Pour le coup, moi aussi.

Ils croient tous les trois que quand ils font une bêtise, le père Noël les regarde. Ce qui n’est pas complètement faux.

Un jour, mon frère a demandé à mon père si, quand il était petit, il était un singe. La théorie de l’Evolution en (vraiment très) accéléré.

Quand il était enfant, mon père croyait que s’il avalait son chewing-gum, ses boyaux allaient se coller  (et qu’il pouvait en mourir) et que pour parler une langue étrangère il suffisait de parler français en prenant l’accent. Pratique.

Je n’ai jamais (vraiment) cru que l’eau de la piscine allait devenir rouge. Mais dans le doute, je ne me suis plus jamais aventurée à faire pipi dedans.

Quand j’étais petite, je pensais que Madonna ne vieillirait jamais et que Mickaël Jackson était immortel. J’avais tord. (Ou pas).

Quand ils étaient petits, certains d’entre nous croyaient qu’au temps de nos grands-parents la vie était en noir et blanc, comme dans les films.

Je me demande si nos petits-enfants croiront que la vie dans les années 2010 était en deux dimensions.

Maintenant que je ne le suis plus (petite), je me dis qu’il n’y a qu’une chose dont on puisse être vraiment certains : on n’est jamais sûr de rien.

* Toy Story

 

Chère routine,

 

Toi, que nous passons notre temps à décrier, fuir comme la peste et casser le plus souvent possible, toi que nous qualifions sans cesse de tue l’amour, de tue-l’humour, bref de tue-tout ce qu’on aime, toi, chère routine, j’ai envie de t’ouvrir mon cœur.

Comme tout le monde, j’avais pensé pouvoir t’éviter en pliant bagage vers l’une de ces destinations ensoleillées où, dit-on, tu n’es pas la bienvenue.

Une fois sur place, j’ai savouré ces instants de liberté comme une ado qui sèche les cours pour se faire un ciné; mi coupable, mi fière de braver l’interdit.

Comme tant d’autres, je me suis crue débarrassée de toi et au moment où je me pensais tout à fait libre, tu as repris discrètement tes droits, quelque part entre baignade du matin et footing du soir. J’ai aussitôt tenté de te fuir et j’y suis parvenue (la plupart du temps).

Mais maintenant que nous sommes rentrées, je dois te l’avouer : je ne dirais pas que tu m’as manqué, mais je suis plutôt contente de te retrouver.

Comme une copine fidèle, un peu collante mais attentionnée qu’on ne peut décidément pas laisser (complètement) sortir de sa vie.

Oui, c’est ça : toi, la routine, tu es à la fois notre boulet et notre main tendue vers l’équilibre.

Bon, ne va tout de même pas imaginer que ceci est une déclaration d’amour.

Car ce que j’aime le plus chez toi, c’est ta tendance à polir notre quotidien pour encore mieux laisser briller les plaisirs de ton ennemi juré : l’imprévu (que d’ailleurs, il me tarde de revoir). Si tu le croises, n’oublie pas de lui dire qu’il aura toujours une place dans ma vie. Oui, comme toi!

A très vite, donc…

Tita

PS. Je viens de passer un moment avec ta cousine, la procrastination*. Elle t’embrasse. Décidément, il semblerait que vous ne puissiez plus vous passer l’une de l’autre.

 

* Tendance à remettre systématiquement au lendemain.

 

Réjouissances de (haut) vol

 

J’ai beau prendre l’avion régulièrement, il n’y a rien à faire, à chaque fois, j’oublie…

Que je n’ai droit qu’à un seul bagage à mains, même si j’ai fait du shopping juste avant le départ (j’ai toutefois remarqué une certaine indulgence pour les sacs portant le logo de l’aéroport : en conserver un exemplaire à chaque voyage est une idée à considérer sérieusement).

Que je ne peux absolument pas embarquer avec cette bouteille de Coca (collector et scellée) dénichée au fin fond d’une boutique et qui manquait à ma collection. Le soda, comme chacun sait, est un explosif potentiel redoutable (il subit donc le même triste sort qu’une vulgaire canette même pas siglée).

Que je vais devoir exécuter un véritable strip tease devant 10 agents de sécurité (blouson, gants, écharpe, gilet, bottes, montre, ceinture, épingle à cheveux …vous appelez ça comment, vous ?).

Que je vais entièrement passer aux rayons X (qui, selon l’image de démonstration, ne nous mettent pas complètement à poil…mais pas loin, en fait).

Qu’après avoir enfilé – en public –  une paire de superbes chaussons bleus aussi sexy que deux sacs poubelle je vais me faire tripoter par une femme (enfin, il paraît que c’en est une).

Que je vais dire adieu à ma pince à épiler pour la 6ème fois consécutive (oui, j’exagère un peu) et qu’après délibération d’un jury d’experts en uniforme je pourrai quand même conserver ma pince à chignon géante (Odile Gilbert, ça vous dit quelques chose ?) mais certainement pas ma lime à ongles.

Chez Air France, on ne plaisante pas avec la sécurité.

Qu’une fois passés tous ces contrôles avec l’impression d’avoir réussi un examen, je m’apercevrai que j’ai toujours, au fond d’une pochette, un superbe…Laguiole dont la lame dépasse la paume de ma main.

Chez Air France, on ne plaisante pas avec l’expertise.

Au retour, j’aurai toujours mon couteau sur moi (cadeau de mon père que l’idée de perdre aussi bêtement me fait enrager) et repasserai le contrôle sans être inquiétée.  Avec, quand même, l’étrange impression d’avoir évité (de justesse) un cauchemar à la Midnight Express.

Comme quoi chez Air France, même en classe éco sur un Paris-Nice, on peut très bien se faire un film.

 

Contradictions

Celles qui prétendraient le contraire seraient de mauvaise foi, avouons-le – car ce qui est avoué est à moitié pardonné - : nous, les femmes, sommes pleines de contradictions.

Tenez, par exemple, nous sommes gourmandes mais voulons être minces, aimons être belles mais pas souffrir, porter des chaussures confortables mais à talons vertigineux.

Nous voulons un homme viril mais surtout pas macho, attentionné mais pas pot de colle, bref dans nos rêves les plus fous, nous aurions le beurre…et l’argent du beurre.

Le luxe serait abordable et il serait inutile (même pour nous donner bonne conscience)  de nous tartiner les cuisses de crème anticellulite après avoir ingurgité la moitié d’un pot (familial) de Nutella (oui, j’en connais qui le font !).

Nous pourrions faire la fête toute la nuit et accompagner les enfants à l’école dans la foulée sans poches sous les yeux. Oui, comme à 20 ans, mais à 30 (quand on en a, des enfants).

Prendre de l’âge nous bonifierait (un peu comme le grand vin, beaucoup comme George Clooney) et nous serions musclées rien qu’en regardant le sport à la télé (et du coup, les soirées foot de nos hommes prendraient tout leur sens).

Ceci dit, en terme de contradictions, je ne pense pas, messieurs, que vous soyez en reste.

Parce que  j’en connais qui mettent du Red Bull light dans leur vodka, qui veulent une femme avec du caractère mais surtout pas prise de tête, qui aiment qu’elle soit gourmande mais mince, qui dévorent des os à moelle et râlent ensuite parce qu’ils ont du cholestérol, qui veulent être costauds sans soulever la moindre fonte (et encore moins les paquets), qui sont fans des mannequins Victoria’s Secret mais ne supportent pas qu’on trouve craquant le sourire de Thomas Dutronc (t’es sérieuse?!).

Dans leurs rêves les plus fous, ils n’auraient pas besoin de travailler plus pour se payer la voiture de leurs rêves puisqu’elle coûterait le prix d’une trottinette et ils pourraient rouler hyper vite sans jamais perdre de points.

Leur femme serait toujours pimpante, jamais fatiguée et vieillirait sans rides (ni Botox). Elle serait élégante sans leur coûter cher et porterait des bas (et rien d’autre) pour faire le ménage.

Cela dit, j’en connais qui seraient prêtes à les porter (oui, les bas et même des talons) pour faire le ménage, si leur cher et tendre était prêt à poser la télécommande pour essuyer la vaisselle (même une fois de temps en temps).

Oui, contradictions rime (aussi) avec concessions.

Dans un monde parfait, nous nous contenterions de ce que nous avons, vieillirions côte à côte sans nous soucier du temps qui marque nos apparences, serions bons vivants mais raisonnables et surtout, saurions accepter ces petites contradictions qui en définitive, ne nous vont pas si mal.

D’ailleurs, si nous ne pouvons toujours pas nous passer les uns des autres, c’est certainement parce que (c’est bien connu), quoi de plus ennuyeux que la perfection ?