La perspective d’une réunion de famille habituellement plan-plan ne vous réjouit pas ? Vous avez envie d’épicer votre pause café ou de survolter l’ambiance dans un meeting ?
En ce moment, l’actualité grouille de sujets plus sensibles les uns que les autres au point de nous faire redouter certaines de nos prises de position.
Mais une chose est sûre : cette année, pas question de s’ennuyer autour du rôti de la Pentecôte.
Car ce n’est pas nouveau, il n’est pas de famille ou de groupe d’amis, même soudés comme les doigts d’une main, où les points de vue ne divergent.
Alors y a deux cas de figures : soit on édulcore (et généralement, nos interlocuteurs choisissent le même camp), soit on fonce dans le tas (et là aussi, il est rare que l’autre se laisse faire).
Mais il est rarissime, à moins de ne fréquenter que des hypocrites ou des personnes qui pensent exactement comme vous (ça n’existe ?) que le premier cas de figure ne vire pas au second, en particulier une fois la deuxième bouteille de rosé débouchée.
Sans nécessairement exposer son penchant politique, il suffit le plus souvent de lancer un sujet d’actualité dit « sensible », type mariage pour tous (au hasard) pour déclencher un mini pugilat.
Faites l’expérience : prenez un sujet lambda, genre la météo. Votre interlocuteur se plaindra (oui, forcément, il fera toujours trop ou pas assez quelque chose) puis dira une banalité pour en finir. Car ce genre de sujet n’intéresse généralement qu’un temps très limité (à moins de passer ses journées vissé à sa fenêtre).
Lancez ensuite le vrai sujet – ils ne manquent pas : mariage pour tous, crise, nouveau pape, conflit au Moyen Orient, patrimoine des politiques –liste non exhaustive.
Si l’étincelle déclenche un véritable feu d’artifices, il se peut que vous passiez un mauvais moment. Ou un très bon.
Dans les deux cas, vous en aurez appris sur vos interlocuteurs, sur l’actualité, sur ce qui fâche et ce qui rapproche. Et peut-être sur vous-même.









