Tita&TheCity

Catégorie : Voyages

Réjouissances de (haut) vol

 

J’ai beau prendre l’avion régulièrement, il n’y a rien à faire, à chaque fois, j’oublie…

Que je n’ai droit qu’à un seul bagage à mains, même si j’ai fait du shopping juste avant le départ (j’ai toutefois remarqué une certaine indulgence pour les sacs portant le logo de l’aéroport : en conserver un exemplaire à chaque voyage est une idée à considérer sérieusement).

Que je ne peux absolument pas embarquer avec cette bouteille de Coca (collector et scellée) dénichée au fin fond d’une boutique et qui manquait à ma collection. Le soda, comme chacun sait, est un explosif potentiel redoutable (il subit donc le même triste sort qu’une vulgaire canette même pas siglée).

Que je vais devoir exécuter un véritable strip tease devant 10 agents de sécurité (blouson, gants, écharpe, gilet, bottes, montre, ceinture, épingle à cheveux …vous appelez ça comment, vous ?).

Que je vais entièrement passer aux rayons X (qui, selon l’image de démonstration, ne nous mettent pas complètement à poil…mais pas loin, en fait).

Qu’après avoir enfilé – en public –  une paire de superbes chaussons bleus aussi sexy que deux sacs poubelle je vais me faire tripoter par une femme (enfin, il paraît que c’en est une).

Que je vais dire adieu à ma pince à épiler pour la 6ème fois consécutive (oui, j’exagère un peu) et qu’après délibération d’un jury d’experts en uniforme je pourrai quand même conserver ma pince à chignon géante (Odile Gilbert, ça vous dit quelques chose ?) mais certainement pas ma lime à ongles.

Chez Air France, on ne plaisante pas avec la sécurité.

Qu’une fois passés tous ces contrôles avec l’impression d’avoir réussi un examen, je m’apercevrai que j’ai toujours, au fond d’une pochette, un superbe…Laguiole dont la lame dépasse la paume de ma main.

Chez Air France, on ne plaisante pas avec l’expertise.

Au retour, j’aurai toujours mon couteau sur moi (cadeau de mon père que l’idée de perdre aussi bêtement me fait enrager) et repasserai le contrôle sans être inquiétée.  Avec, quand même, l’étrange impression d’avoir évité (de justesse) un cauchemar à la Midnight Express.

Comme quoi chez Air France, même en classe éco sur un Paris-Nice, on peut très bien se faire un film.

 

Tita & Miami (Beach)

A Miami, les gens sont bronzés. D’ailleurs, ils sont souvent quelque chose qui se termine en « é » : manucurés, body-buildés, tatoués, siliconés.

A Miami, les gens sont aussi (surtout) complètement « over » : over manucurés, over body-buildés, over tatoués, over siliconés. Le plus souvent, ils sont (over) tout ça à la fois.

A Miami, les masseuses sont partout : sur la plage, dans la rue et dans les clubs (de nuit comme de jour). Elles portent des ailes d’ange dans leur dos (over bronzé). Et des combinaisons en latex au décolleté (over) pigeonnant (lui même over siliconé).

Pourtant, à Miami on ne plaisante pas avec la pudeur : le topless est interdit. Du coup, tout le monde est tenté de porter le même t-shirt : I’m in Miami bitch…

Oui, à Miami on sait ce qu’être chic veut dire. La plupart du temps, on se contente de le savoir.

A Miami, on fait la fête beaucoup, partout, même (surtout) au bord des piscines.

A Miami, la fête commence dès le réveil et se termine…jamais vraiment, en fait.

D’ailleurs, même si vous n’aviez pas l’intention de la faire, c’est la fête qui vient à vous : à Miami la crème des Djs mixe dans des camionnettes/vitrines qui sillonnent la ville tout la journée. Donc, si vous étiez venus (à Miami) pour vous reposer…dommage.

A Miami, si on le veut vraiment, on peut se baigner, mais pas partout. On évite l’océan quand le drapeau « shark attack »* est levé. Et les piscines autour desquelles on a fait la fête.

A Miami, on peut nager avec des dauphins. Ça, on adore. Et ce qu’on adore encore plus, c’est de ne pas savoir qui, de l’homme ou de l’animal, y prend le plus de plaisir.

A Miami, il y a des bouchons, mais les automobilistes gardent le sourire. Les uns parce qu’ils sont en vacances, les autres parce qu’ils aiment les vacanciers.

A Miami, il arrive qu’on refuse de vous vendre un cocktail si vous n’avez pas de pièce d’identité. Même à 30 ans passés.

Du coup, à Miami, on a tout le temps l’impression d’avoir 17 ans. Même si on a l’inverse (oui, 71…). Enfin, j’imagine.

Quand on ne connaît pas Miami, on n’a qu’une envie : y aller.

Et si c’est déjà fait, on n’a qu’une envie : y retourner.

 

* attaque de requins

 

Réjouissances de (haut) vol

J’ai beau prendre l’avion régulièrement, il n’y a rien à faire, à chaque fois, j’oublie…

Que je n’ai droit qu’à un seul bagage à mains, même si j’ai fait du shopping juste avant le départ (j’ai toutefois remarqué une certaine indulgence pour les sacs portant le logo de l’aéroport : en conserver un exemplaire à chaque voyage est une idée à considérer sérieusement).

Que je ne peux absolument pas embarquer avec cette bouteille de Coca (collector et scellée) dénichée au fin fond d’une boutique et qui manquait à ma collection. Le soda, comme chacun sait, est un explosif potentiel redoutable (il subit donc le même triste sort qu’une vulgaire canette même pas siglée).

Que je vais devoir exécuter un véritable strip tease devant 10 agents de sécurité (blouson, gants, écharpe, gilet, bottes, montre, ceinture, épingle à cheveux …vous appelez ça comment, vous ?).

Que je vais entièrement passer aux rayons X (qui, selon l’image de démonstration, ne nous mettent pas complètement à poil…mais pas loin, en fait).

Qu’après avoir enfilé – en public –  une paire de superbes chaussons bleus aussi sexy que deux sacs poubelle je vais me faire tripoter par une femme (enfin, il paraît que c’en est une).

Que je vais dire adieu à ma pince à épiler pour la 6ème fois consécutive (oui, j’exagère un peu) et qu’après délibération d’un jury d’experts en uniforme je pourrai quand même conserver ma pince à chignon géante (Odile Gilbert, ça vous dit quelques chose ?) mais certainement pas ma lime à ongles.

Chez Air France, on ne plaisante pas avec la sécurité.

Qu’une fois passés tous ces contrôles avec l’impression d’avoir réussi un examen, je m’apercevrai que j’ai toujours, au fond d’une pochette, un superbe…Laguiole dont la lame dépasse la paume de ma main.

Chez Air France, on ne plaisante pas avec l’expertise.

Au retour, j’aurai toujours mon couteau sur moi (cadeau de mon père que l’idée de perdre aussi bêtement me fait enrager) et repasserai le contrôle sans être inquiétée.  Avec, quand même, l’étrange impression d’avoir évité (de justesse) un cauchemar à la Midnight Express.

Comme quoi chez Air France, même en classe éco sur un Paris-Nice, on peut très bien se faire un film.

Fish&Chips (& more si affinités)

A ceux qui pensent encore que les Anglais sont à la traîne en matière de gastronomie j’ai envie de dire : détrompez-vous!

Figurez-vous qu’une simple escapade londonienne peut devenir un véritable parcours pour gourmet, si français soit-il.

Etre un invité honorable à la table de sa Majesté implique tout d’abord de ne pas négliger les incontournables : le célèbre Fish & Chips à déguster fumant sur un banc du St James Park en regardant passer les Horse Guards, le succulent crumble chaud et fondant en bouche, l’inimitable afternoon tea et ses abondantes réjouissances, sans compter tous ces plats mijotés qui n’ont décidément rien à envier à nos cassoulets, choucroutes et autres poules au pot.

Bien que notre chauvinisme un rien suffisant nous pousse parfois à le croire, nous n’avons pas le monopole du (bon) goût et encore moins celui de la modernité sur nos camarades de l’autre bout du Channel.

Parce que, je me trompe peut-être, mais je ne connais pas (encore) de restaurant japonais (ni de restaurant tout court, d’ailleurs) en France où les tables sont habillées de projections d’images (absolument sublime) et où la nourriture (absolument succulente) vient à vous (presque) comme par magie.

Je m’explique : chez Inamo* vous passez commande vous-même du bout d’un doigt en effleurant le plateau de votre table qui devient, le temps d’un repas, un véritable ordinateur aux allures d’œuvre d’art.

Pour vous guider dans vos choix, de jolies photos des plats et cocktails s’affichent dans votre assiette histoire de bien vous donner l’eau à la bouche. Une fois la commande validée, les plus curieux pousseront (virtuellement) la porte des cuisines pour assister en direct à la préparation de leur dîner grâce à la webcam.

Pendant ce temps, les enfants (ou les blasés qui trouveraient encore le moyen de s’ennuyer) se distrairont avec les différents jeux proposés sur le menu. Un plan de métro, un itinéraire de bus, un taxi à appeler, un autre motif en guise de nappe, un petit dessert à la dernière minute ? En quelques simplissimes clics, le tour est joué (et rejoué, tellement c’est amusant).

Ça n’a l’air de rien, mais si le concept vous semble ne serait-ce qu’un rien sympathique, l’expérience est pour le moins enthousiasmante. C’est ludique, beau, drôle, inattendu et last but not least** vraiment excellent. En un mot : bluffant !

A chacune de mes échappées Outre-Manche j’ai vécu une nouvelle aventure gustative. Celle-ci, plus encore que n’importe quelle autre, fera sans doute partie de mes souvenirs de vacances les plus (positivement) insolites. Comment ne pas se réjouir de découvrir le meilleur ce que nous réserve (certainement) l’avenir ?

Donc, Fish&Chips, oui.

Et bien plus, parce que, définitivement…affinités.

*www.inamo-stjames.com

** le meilleur pour la fin


Tita&NewYorkCity

A New York, il fait super chaud ou anormalement froid : 30°C à la sortie de l’avion, 5°C le lendemain matin. Mi-avril, oui oui.

A New York, les taxis sont jaunes et très nombreux, donc on les repère facilement – et c’est joli – même si on a parfois du mal à en trouver un de libre. Leurs chauffeurs sont incroyablement sympas ou complètement imbuvables – mais ça, ce n’est pas une exclusivité locale.

A New York, tout le monde – mais vraiment tout le monde – vous demande si vous allez bien. Je ne sais toujours pas ce qui se passe si vous répondez « non ».

A New York, le service n’est pas compris. Du coup, il est impeccable. Alors on laisse de gros pourboires et ça nous fait vraiment plaisir.

A New York, les rues sont soit désertes soit bondées et les femmes en stilettos ont toutes des baskets dans leur sac à mains – et inversement. Parce qu’à New York, on a du style mais on aime son confort.

A New York, on a envie de se sentir  tout le temps Sex and the city mais on peut facilement se retrouver dans un épisode de Desperate Housewives. Et heureusement, inversement.

A New York, une simple visite du pédiatre coûte 400$ et sa carte ressemble à celle d’un clown de goûter d’enfants. Mais il sait faire des sculptures de ballons. Ça fait un peu mieux passer la facture et ça nous rappelle qu’on a beau se plaindre, en France, on a la sécu.

A New York, ce n’est pas inhabituel de vivre au 40ème étage et d’avoir des fenêtres qui n’en sont pas : on voit à travers mais pour prendre l’air, il n’y a que la clim. Ou l’ascenseur.

A New York, il y a des salons de coiffure pour poupées et des spas pour chiens plus luxueux que pour les humains.

A New York, tout est très réglementé. Par exemple, on a une amende si on retire son t-shirt à la salle de sport. Normal. Par contre, on peut se faire prendre en photo au bras d’un éphèbe torse nu devant la boutique Abercrombie – oui, un vrai !

A New York, on se gave de nourriture grasse – mais irrésistible – et on va courir dans Central Park pour essayer d’éliminer. A New York, on grossit, donc.

A New York, on peut tout faire, à n’importe quelle heure : sa manucure, ses courses, sa séance de pilates. Et même louer une maison au milieu de la nuit. La ville qui ne dort jamais, ce n’est pas juste une légende.

Enfin, à New York, quoi qu’il arrive, l’optimisme est ambiant. Et c’est contagieux.

La grosse pomme a envie qu’on la croque et on le fait. A pleines dents.

Souvenirs de coeur…

Ah, les voyages !…Comment rester insensible à leurs charmes ? Il y a ceux qui, comme on dit « forment la jeunesse », ceux qu’on promet à nos vieux jours, ceux qu’on savoure en famille, ceux qu’on réserve à nos amours, ceux qu’on n’a pas toujours choisis pas mais qui réservent de bonnes surprises…sans oublier tous ceux qu’on fait en fermant simplement les yeux.

Quels qu’ils soient, ils font partie de la vie et rares sont ceux qui leur préfèrent la monotonie d’une vie strictement sédentaire : aujourd’hui, qui peut dire qu’il n’aime pas voyager et glisser, dans ses bagages, quelque souvenir d’une escapade ?

Oui mais voilà – je viens d’en faire l’expérience – c’est de plus en plus compliqué, de trouver le moindre objet qu’on ne puisse acheter près de chez soi.

On s’est tous forcément fait piéger  un jour ou l’autre – au moins une fois, mais si! – par un sombrero coloré, une enfilade de poupées russes ou un sac à main (mal)odorant en peau de chèvre…bref par l’un de ces souvenirs qui deviennent instantanément ridicules dès la sortie de l’avion – pour ne pas dire à la seconde même où on les achète.

Non, je ne parle pas de ces souvenirs attrape-touriste, plus formatés encore sous leur peinture « couleur locale » que n’importe quel paquet de biscuits où, au moins, la liste des ingrédients a la décence de s’afficher dans une langue étrangère. Je veux parler de l’objet introuvable ailleurs et qui, une fois déballé, n’est pas complètement…déplacé

Entre internet qui rend tout – et n’importe quoi, certes – accessible en quelques clics d’un bout du monde à l’autre et la mode qui s’exporte désormais dans des boutiques identiques où que l’on soit, n’y aurait-il décidément plus rien à rapporter, de nos voyages?

Parce que désormais, tout – y compris la paire de tongs improbable dénichée sur un trottoir vietnamien – se retrouve un jour ou l’autre (ou est déjà depuis longtemps sans qu’on le sache) sur les étals de nos marchés.

Le point –vraiment – positif, dans tout ça ? On peut enfin profiter pleinement de nos vacances sans nous laisser parasiter par des futilités ! Alors réjouissons-nous, si nos valises pèsent désormais – presque -  le même poids au retour qu’à l’aller : les meilleurs souvenirs, c’est bien dans la tête – et dans le cœur – qu’on les rapporte.

Le seul hic: risquer de devoir se justifier devant l’air décomposé de ceux ou celles qui jugeront encore que vous n’avez pas pensé à eux… si vraiment la culpabilité vous ronge, au retour, vous pourrez toujours vous rattraper en douce sur le net. On y trouve exactement les mêmes souvenirs made in Taiwan qu’à Marrakech.

I am a…Bridget Jones

De la simple petite contrariété au  vrai moment de solitude, dans la vie, on a toutes nos moments Bridget Jones.

Je viens de m’en faire toute une semaine.

Tout est remonté à l’instant où j’ai chaussé les skis. La dernière fois que ça m’était arrivé, c’était il y a…23 ans.  Vous me direz, c’est comme si je n’avais jamais skié. Pas du tout, c’est bien pire. Je me suis revue à l’âge de 10 ans en haut de la piste verglacée et criblée de bosses, figée entre mes larmes et l’agacement de mes co-skieurs, aussi impuissants qu’impatients. La pratique du ski étant déconseillé aux danseuses, je me suis donc pas fait prier pour échapper au supplice les années suivantes. Mais pouvais-je éternellement priver mes enfants des…plaisirs ( ?) de la glisse ?

J1.

J’apprends à m’arrêter en chasse-neige. C’est charmant, le chasse-neige ! Enfin…sur les petits bouts de  4 ans, surtout. Après c’est tellement Bridget Jones !

J2.

Petit dej à l’hôtel en tenue de combat. Déjà à la bonne taille, c’est tout sauf seyant. Mais avec une taille de trop, c’est franchement limite (merci quand même à ma belle-sœur qui a eu la gentillesse de me dépanner). Après tout, on n’est pas là pour un défilé de mode. Ça tombe bien.

J’évite les miroirs. Les baies vitrées me dépriment.

Sur les pistes, des gamins de 5 ans me doublent en râlant parce que je fais des zigzags sur des chemins de randonnée.  Je suis déjà contente de ne pas tomber.

J3.

Je suis hyper motivée. Il parait que je fais des progrès fulgurants. Cela dit, en partant de mon niveau, c’est pas difficile.

Sur le téléski (je n’aurai pas dû lire le panneau «  téléski difficile, déconseillé aux débutants »), le surfeur qui me précède tombe. J’ai envie de l’aider, je le regarde avec un air désolé. Je tombe aussi. Je remonte à pieds la pente à 65 degrés. J’ai de la neige jusque dans les oreilles. Je suis une Bridget Jones dans toute sa splendeur.

J4.

Je me sens en grande forme, j’ai l’impression de skier super vite. Je vais même m’acheter une tenue (à ma taille). Parce que ça y est, entre le ski et moi, une histoire d’amour est née.

Mon prof me filme. Je regarde. C’est qui celle-là ? Oh là là elle est crispée ! La pauvre, elle a vraiment l’air godiche. C’est moi ?…je regarde mieux. C’est bien moi. Et dire que j’ai fait des progrès…Comme quoi la tenue ne fait pas tout.

J5.

J’ai regardé à nouveau les films. J’ai compris pourquoi les autres moniteurs de skis me charrient. Et pourquoi je me fais siffler par les groupes d’italiens. La position est…comment dire ? Spéciale.

J6.

J’ai du mal à me déplacer. J’avais déjà les mollets et les cuisses de footballeur, je risque de passer dans la catégorie haltérophile. Tant pis. Qu’il vente, neige ou tempête, rien ne m’arrête, je skie.

J7.

La semaine se termine. Déjà ?

J’ai réservé pour l’année prochaine. Deux semaines.

Avec un peu de chance, je pourrai peut-être skier avec mes enfants.

Aujourd’hui, j’ai croisé plein de Bridget.  C’est quand on les reconnait qu’on se rend compte qu’enfin, on n’en n’est plus vraiment une.

J’ai dit plus « vraiment » !