Le clubbeur
Pour ceux qui l’ignorent, le clubbeur (sans oublier son féminin, la clubbeuse) est un individu qui sort (beaucoup) en nightclub – comprendre en boîte de nuit.
D’ailleurs, le clubbeur y passe tellement de temps que tout le monde finit par croire qu’il y travaille. Du coup, il finit souvent par y travailler.
Le clubbeur écoute beaucoup de musique, très fort. Du coup, il n’est pas très apprécié par ses voisins. De toute façon, il ne les croise que rarement (ou alors en rentrant se coucher, quand ils partent au boulot).
Comme tout le monde, le clubbeur prend une douche quand il se lève. C’est à ça qu’on le reconnaît dans la rue : il a encore les cheveux mouillés après 16h30. L’hiver, il fait déjà nuit. Le reste de l’année, il porte des lunettes de soleil, même par temps couvert et pas (juste) pour le style : à force de vivre dans des lumières tamisées, le clubbeur est vite ébloui. Même par des nuages.
Quand le clubbeur est fatigué, il fait une sieste. Mais comme c’est samedi, il programme son réveil à minuit. Evidemment, ça vaut aussi pour les vendredis…et pas mal d’autres jours, en fait. Oui, le clubbeur a beaucoup de mal à louper une soirée, même si parfois, il ne sait pas vraiment pourquoi.
Avant de sortir, le clubbeur passe beaucoup de temps à se préparer. Ce qui lui en prend le plus, c’est de se faire un look qui semble lui avoir pris 5 min. Généralement, le clubbeur aime sauver les apparences.
En arrivant au club, le clubbeur grille la queue et fait la bise au videur. Comme ça marche à tous les coups, il finit par faire pareil à la poste. Mais même en claquant la bise à la postière, ça passe rarement.
Le clubbeur danse beaucoup. Pour lui, se trémousser est devenu un réflexe, donc le clubbeur danse beaucoup, partout : au supermarché, dans les parkings et les ascenseurs et même dans la rue. Car le clubbeur a très souvent un casque sur les oreilles.
Le clubbeur est capable de reconnaître n’importe qui dans une foule, même de dos et à 100 mètres. Y compris (surtout) dans le noir.
Le clubbeur appelle tout le monde « chéri(e) » même (surtout) ceux dont il ne connaît pas le prénom. Ça passe à chaque fois – comme une lettre à la poste, justement – car le clubbeur côtoie beaucoup d’autres clubbeurs comme lui.
Le clubbeur passe ses nuits à envoyer et à recevoir des sms d’autres clubbeurs. Y compris (surtout) de ceux qui sont à la même table que lui.
A partir d’une certaine heure – surtout s’il a légèrement abusé de la vodka/pomme – le clubbeur a tendance à envoyer des messages enflammés à tout son répertoire. Ce qui ne l’empêche pas d’être hyper surpris de voir sa gardienne lui apporter son courrier…en nuisette.
Par contre, le clubbeur trouve hyper agaçant de se faire réveiller par son téléphone quand il vient de s’endormir (à 9h du matin). Mais il ne le coupe jamais, au cas où. Car le clubbeur a toujours peur de louper un scoop.
Enfin, la devise du clubbeur est : « On n’a qu’une vie ! ».
Evidemment, il arrive au clubbeur – quand il a vraiment abusé de la vodka/pomme – de se dire que sa devise, c’est parfois aussi : « Le soir un lion, le matin…un couillon. » (ça marche aussi au féminin !).
Allez, à tous les clubbeurs (et aux autres), profitez de votre week-end comme il se doit ! Après tout…on n’a qu’une vie, non ?!


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