Presque tous les enfants croient dur comme fer que leurs jouets s’animent quand ils sont hors de leur vue. Comme toutes les petites filles, j’ai moi aussi souvent rêvé que ma poupée préférée devenait vivante. Mais ça, c’était avant.

Car en découvrant les images de la blonde Valeria Lukyanova, plus que la sensation d’un rêve exaucé j’ai d’abord eu un sursaut de stupéfaction. Poupée Russe de 21 printemps, Valeria n’est pas la première jeune femme à s’autoproclamer « Barbie vivante ».

Pourtant, au premier coup d’œil, la ressemblance est…frappante. Au deuxième aussi, d’ailleurs.

Evidemment, on repère illico bon nombre de supercheries : chevelure ruisselante over décolorée, lentilles de couleur, décolleté siliconé et retouches chirurgicales en tous genres.

Mais quand même. Plus on regarde ses photos, plus on est troublé. Difficile de  savoir si ce trouble est dû à l’absence totale d’expression sur son visage (même en vidéo) ou aux proportions surréalistes de sa…plastique. Quoi qu’il en soit, l’ensemble est totalement bluffant (pour ne pas dire flippant).

Si d’autres avant elle ont eu la taille démesurément fine, personne au monde (même pas Zahia, c’est dire) ne peut avoir une peau lisse comme si elle sortait d’un moule à caoutchouc, ni un nombril de poupée gonflable (car Barbie, l’originale, n’en n’a pas du tout).

On a beau croiser régulièrement des faciès si retouchés qu’on peine à retrouver l’humain derrière les coups de bistouri, je ne sais pas vous, mais j’ai quand même un peu de mal à croire en la véracité de ces images…

Si c’est un canular, il est d’un goût douteux, mais on aura au moins le (petit) soulagement de découvrir que derrière Photoshop et autres subterfuges plus ou moins identifiables, Valeria Lukyanova est une personne réelle dont les jambes interminables ne se plient pas seulement en trois positions.

Pour certains, son physique hors normes et hyper travaillé est en passe d’être considéré comme une forme d’expression nouvelle. En ce qui me concerne, je ne peux m’empêcher de chercher à comprendre les motivations profondes de celle qui se montre (pour mieux se cacher?) derrière cette apparence trafiquée.

Comme le mystère reste entier,  je me contenterai de lui souhaiter un bonheur rose et éternel comme son univers en plastique.

Car elle a beau ressembler comme deux gouttes de silicone à son idole, la version humanoïde de Barbie ne respire pas…la joie de vivre.

De quoi décevoir la plus rêveuse des petites filles. Moi la première.