Je n’ai jamais compris pourquoi chaque année, à la même période, tout le monde (ou presque) se sentait obligé de prendre des résolutions (bonnes, tant qu’à faire)  pour les 12 mois à venir. Comme si ces quelques secondes qui, le 31 décembre, nous font passer d’un chiffre au suivant (après un décompte aussi attendu qu’absurde) allaient changer quoi que ce soit.

Parce que, si on a le droit (le devoir ?) de positiver et d’espérer, il ne faut se leurrer : ce qu’on n’a pas réussi à tenir en 2011 a très peu de chance de devenir une évidence en 2012. Pas aucune, certes, mais il faut reconnaître que la probabilité est infime.

C’est à se demander si, dans ces élans de vouloir mieux faire, il n’y aurait pas un peu (beaucoup ?) de superstition.

Prendre de bonnes résolutions reviendrait à faire des vœux, dont le principal serait d’avoir la chance (si c’en est une) d’être de bonne volonté.

Que cherche-t-on, à vouloir s’auto persuader qu’on est capable de s’améliorer ? A se rassurer, tout simplement.

Remarquez, ça a certainement du bon…alors (une fois n’est pas coutume), si je pensais que 2012 pouvait (me faire) changer quelque chose, ce serait :

  • Moins crier mais me faire autant (davantage ?) obéir
  • Ne manquer à aucun de mes devoirs, même (surtout) les plus superflus
  • Arrêter de trop attendre de tout le monde (de moi la première)
  • Arrêter de vouloir tout prévoir, surtout l’imprévisible
  • Terminer ce que j’ai commencé (même en 2011 et soyons optimistes, même bien avant ça)
  • Me trouver plus de qualités et moins de défauts (enfin, essayer)
  • Arrêter de trouver chez les autres ces qualités qui me font défaut (enfin, essayer)
  • Devenir sourde aux critiques non constructives (non, pas seulement essayer)
  • Et surtout, ne rien regretter, y compris (surtout) les résolutions que je ne tiendrai pas.

En définitive, toutes ces bonnes intentions qu’on a le 1er janvier, il ne tient  qu’à nous de les faire durer. Ne serait-ce que pour ne pas avoir exactement les mêmes dans un an.

C’est décidé, en 2012, je suis moi, en mieux. Enfin (promis) je vais essayer ! Mais franchement, a-t-on vraiment besoin d’une nouvelle année pour ça ?