Nous y voilà, à cette période dont on ne sait plus très bien si c’est l’après – dinde/ marrons/champagne/indigestion ou l’avant – foie gras/chocolats/champagne/re-indigestion.
Partagés entre notre envie de nous lâcher – après tout, les fêtes sont là pour ça !- et notre crainte de ruiner nos efforts de l’année, nous savourons cet entre-deux comme une sorte de répit où tout est permis mais que nous risquerions de devoir payer (plus ou moins cher).
Pris entre une liste de bonnes résolutions et une autre (même si elles se ressemblent souvent comme deux gouttes d’eau), entre deux fêtes (qui elles, se ressemblent rarement), entre – pour certains – deux périodes de régime (le pré et le post fêtes), entre plaisir et culpabilité, bref entre pas mal de choses, nous avons souvent du mal à résister aux tentations (comme terminer la boîte de chocolats avant d’ouvrir celle de marrons glacés, gâtés que nous sommes).
Que nous l’adorions ou la redoutions –voire les deux à la fois – c’est précisément cette semaine de l’année où nous avons le plus grand désir de changer (pour le mieux), d’oublier ce qui doit l’être et d’avancer vers un avenir que nous espérons meilleur.
Et si nous en profitions pour faire le point (même entre deux gorgées de vin chaud, ce sera toujours plus bénéfique que de s’autoflageller), se remettre (un peu) en question et bien sûr, se régaler comme il se doit – dans tous les sens du terme – de cet entre-deux fêtes?
Car nous avons beau pester contre les repas trop riches qui s’enchainent, la joie obligatoire, les bises de circonstances et les traditions (parfois) ringardes, les fêtes n’arrivent qu’une fois par an.
Et c’est seulement quand elles se terminent qu’on réalise que finalement, un an avant les prochaines, c’est…long.







