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Entre-deux…

Nous y voilà, à cette période dont on ne sait plus très bien si c’est l’après – dinde/ marrons/champagne/indigestion ou l’avant – foie gras/chocolats/champagne/re-indigestion.

Partagés entre notre envie de nous lâcher – après tout, les fêtes sont là pour ça !- et notre crainte de ruiner nos efforts de l’année, nous savourons cet entre-deux comme une sorte de répit où tout est permis mais que nous risquerions de devoir payer (plus ou moins cher).

Pris entre une liste de bonnes résolutions et une autre (même si elles se ressemblent souvent comme deux gouttes d’eau), entre deux fêtes (qui elles, se ressemblent rarement), entre – pour certains – deux périodes de régime (le pré et le post fêtes), entre plaisir et culpabilité, bref entre pas mal de choses, nous avons souvent du mal à résister aux tentations (comme terminer la boîte de chocolats avant d’ouvrir celle de marrons glacés, gâtés que nous sommes).

Que nous l’adorions ou la redoutions –voire les deux à la fois – c’est précisément cette semaine de l’année où nous avons le plus grand désir de changer (pour le mieux), d’oublier ce qui doit l’être et d’avancer vers un avenir que  nous espérons meilleur.

Et si nous en profitions pour faire le point (même entre deux gorgées de vin chaud, ce sera toujours plus bénéfique que de s’autoflageller), se remettre (un peu) en question et bien sûr, se régaler comme il se doit  – dans tous les sens du terme – de cet entre-deux fêtes?

Car nous avons beau pester contre les repas trop riches qui s’enchainent, la joie obligatoire, les bises de circonstances et les traditions (parfois) ringardes, les fêtes n’arrivent qu’une fois par an.

Et c’est seulement quand elles se terminent qu’on réalise que finalement, un an avant les prochaines, c’est…long.

Le clubbeur

 

Comme son nom l’indique, le clubbeur (et son alter ego, la clubbeuse) est un individu accro à son club – comprendre “boîte de nuit” plutôt que “club de bridge”.

Le clubbeur y passe tellement de temps que tout le monde fini par croire qu’il y travaille. D’ailleurs, il fini souvent par y travailler.

Le clubbeur écoute beaucoup de musique, très fort. Généralement, il n’est donc pas très apprécié par ses voisins. De toute façon, il ne les croise que rarement (ou alors en rentrant se coucher, quand ils partent au boulot).

Comme tout le monde, le clubbeur prend une douche quand il se lève. C’est à ça qu’on le reconnaît dans la rue : il a encore les cheveux mouillés après 16h30. L’hiver, il fait déjà nuit. Le reste de l’année, il porte des lunettes de soleil, même par temps couvert et pas (juste) pour le style : à force de vivre dans la lumière noire, le clubbeur est vite ébloui. Même par des nuages.

Quand le clubbeur est fatigué, il fait une sieste, mais seulement après avoir programmé son réveil à minuit.  Oui, le clubbeur a beaucoup de mal à louper une soirée, même si parfois, il lui arrive de se demander pourquoi.

Avant de sortir, le clubbeur passe un temps fou à se préparer. Ce qui lui en prend le plus, c’est de se faire un look qui semble lui avoir pris 5 min. Oui, le clubbeur est obsédé par son apparence mais essaie de persuader les autres (et lui-même) que ce n’est absolument pas le cas.

Le clubbeur ne supporte pas d’attendre. Il grille donc systématiquement la queue pour faire la bise au portier. Comme ça marche à tous les coups, il finit par tenter la coup à la Poste. Mais même en claquant la bise à la postière, ça passe difficilement – ce qui l’énerve d’autant plus qu’il n’a dormi que 3h pour arriver avant la fermeture.

Le clubbeur danse beaucoup. Pour lui, se trémousser est devenu un réflexe, donc le clubbeur danse beaucoup, partout : au supermarché, dans les parkings et les ascenseurs et même dans la rue. Car le clubbeur a très souvent un casque sur les oreilles.

Le clubbeur est capable de reconnaître n’importe qui dans une foule, même de dos et à 100 mètres. Y compris (surtout) dans le noir.

Le clubbeur appelle tout le monde « chéri(e) » même (surtout) ceux dont il ne connaît pas le prénom. Ça passe à chaque fois – comme une lettre à la Poste, justement – car le clubbeur côtoie beaucoup d’autres clubbeurs comme lui qui aiment se sentir flattés.

Le clubbeur passe ses nuits à envoyer et à recevoir des sms d’autres clubbeurs. Y compris (surtout) de ceux qui sont à la même table que lui.

A partir d’une certaine heure – surtout s’il a légèrement abusé de la vodka – le clubbeur a tendance à envoyer des messages enflammés à tout son répertoire. Ce qui ne l’empêche pas d’être hyper surpris de voir sa gardienne lui apporter son courrier…en nuisette.

Par contre, le clubbeur trouve extrêmement agaçant de se faire réveiller par son téléphone quand il vient de s’endormir (à 9h du matin). Mais il ne le coupe jamais, au cas où. Car le clubbeur a toujours peur de louper un scoop.

Enfin, la devise du clubbeur est : « On n’a qu’une vie ! ».

Evidemment, il arrive au clubbeur – quand il a vraiment abusé de la vodka – de se dire que sa devise, c’est souvent aussi : « Le soir un lion, le matin…un couillon. » (oui, ça marche aussi au féminin !).

Amis clubbeurs, sans rancune, profitez de votre été comme bon vous semble.

Après tout…on n’a qu’une vie!

 

« Honi soit qui mal y pense »

Un mariage princier mémorable (bon, d’accord, c’était en 2011, mais comme chacun sait, le mariage ne fait que commencer le jour de sa célébration), un jubilé de diamant pour la Reine et dans quelques semaines, les jeux Olympiques…tout laisse à penser que 2012 est un grand cru pour le Royaume-Uni.

Devant un public en liesse, 4 jours  de festivités orchestrées au millimètre viennent de célébrer, en grande pompe,  les 60 ans de règne d’Elizabeth II. Défilés, concert et pique-nique géants, feux d’artifice apocalyptiques, sans oublier le millier d’embarcations voguant sur la Tamise, Londres s’est surpassée pour faire honneur à sa Reine.

Bien que le pays ne se résume pas à sa légendaire monarchie servie sous son meilleur profil – rutilant et astiqué comme un penny neuf - comment rester de marbre devant la troublante impression que les contes de fées de notre enfance existent pour de vrai, à deux petites heures d’Eurostar de notre capitale ?

Que nous regardions ça d’un œil agacé, rêveur ou distrait, nous ne pouvons que nous réjouir face à l’extraordinaire engouement suscité par celle qui, après 6 décennies de règne, n’a pas pris une ride dans le cœur de ses sujets.

Qu’on se le dise, s’il est une chose qui ait fait de ces festivités aux saveurs d’autrefois un événement d’aujourd’hui, c’est bien l’enthousiasme.

Oui, ces quelques jours de juin, un inébranlable enthousiasme doublé d’un formidable élan patriotique a investi les rues de Londres.

Et ça, ça fait forcément du bien là où d’autres ont (très) mal.

En France, nous n’avons ni couronne, ni reine, mais nous avons tout de même notre joyau à nous : la République.

Alors pourquoi ne pas nous inspirer – sans pour autant renoncer à nos principes – de cette si positive British attitude ?

 

 

Au secours…c’est (encore) Noël !

Si ces jours-ci, vous vous êtes dit : « vivement que Noël soit passé ! » et si comme moi, vous êtes de ceux qui commencent à saturer dès le 2 décembre – soit un mois jour pour jour après les premiers bourgeonnements intempestifs de guirlandes et autres sapins illuminés – vous serez d’accord pour dire que Noël, c’est trop …

…de doré, de fausse neige, de pères Noël en plastique, de guirlandes électriques, de paillettes…bref, trop de déco kitsch.

…de transports surpeuplés, de circulation congestionnée, de contraventions (ou pire, de tickets de parking égarés qui coûtent l’équivalent d’une mise en fourrière), de sacs qui se déchirent, de paquets encombrants, d’angoisse de ne pas être dans les temps…bref, trop de stress.

…d’inévitable ruée vers les boutiques surchauffées/noires de monde /débordantes de tout mais en rupture de la poupée/caisse à outils/paire de chaussures qu’il nous aurait fallu pour ne pas passer pour une tante/sœur/belle-fille indigne…bref, trop de peur de ne pas être à la hauteur.

…de compulsions : pour la boîte de chocolats (même de qualité douteuse), les churros fumants trempés dans le Nutella (ça réchauffe, on va dire),  l’achat d’objets inutiles (une lampe à dynamo, vraiment ?) en 3 exemplaires (pour d’éventuels invités surprise tous écolos et fans de camping ?)…bref, trop de crainte de louper une occasion qui ne se présente qu’une fois par an (mais tous les ans quand même).

…de sensation persistante de sortir de table (même au réveil, à jeun) bien avant  le début des festivités (un goûter  au boulot, à la crèche, à l’école, au gala de danse de votre nièce)…bref, trop d’indigestion.

…de mensonges éhontés « j’ai trouvé ton cadeau, mais il arrivera certainement un peu en retard » « non, le conduit de la cheminée n’est pas trop étroit pour le père Noël » « sois sage, il te regarde ! » « c’est le chat, qui a cassé ta boule préférée »…

Noël, c’est un peu tout ça, couronné d’une bonne semaine de mal de gorge et de fièvre ; la faute au chaud/froid des boutiques et à l’écharpe perdue dès le premier jour de shopping…j’avoue, à un moment (de pure faiblesse) j’ai pensé : je hais Noël !

Alors, vivement dimanche, qu’on en finisse…et qu’on profite (enfin)  de ce qui devient, quand on le passe avec ceux qu’on aime, l’un des plus beaux jours de l’année.

Au fond, il n’y a que ça qui compte, non ?

Joyeuses Pâques!

Mais qu’est ce qui m’a pris, de demander conseil à un prof de sport !? Un petit conseil de rien du tout pour un exercice tout simple. Remarquez, il m’a super bien conseillée, corrigée et visiblement…détaillée. Tout en m’affirmant qu’il me trouve très bien comme je suis, il me demande mon poids. Sans me laisser le temps de répondre, il lance :

«  Considérant ta masse musculaire, je dirais…59 ? »  Aie. Ça fait mal.

Soit je suis beaucoup moins musclée que j’en ai l’air, soit j’ai pris 4kg pendant la nuit…soit il n’a pas vraiment le compas dans l’œil.  Je prie intérieurement pour les lacunes en géométrie tout en m’observant en douce dans le miroir.

Parce que forcément avant de parler, il a dû retirer 2 ou 3kg par politesse…

L’interrogatoire se poursuit :

- Sur quoi tu craques,  en général ?

- Le pain.

- oh là là…complet, au moins ?

- heu…non, juste le pain en général.

Je crois que j’ai pas bon, là.

-       Le chocolat, aussi ?

Décidément, ma gourmandise sauterait-elle aux yeux à ce point là ? Je veux dire, au point de rechercher plusieurs coupables à mes imperfections…

Je ne sais plus trop quoi répondre…le petit carré avec le café, ça compte ? Bon, alors oui, le chocolat aussi …

Avant de partir, il me recommande (pour ne  pas dire il m’ordonne) de bien prendre mon shake de Whey* et de ne pas oublier qu’il est impératif de supprimer  le moindre glucide après 16h.

Je comptais tout simplement aller déjeuner en terrasse… je n’ose pas parler de prendre le goûter avec mes enfants parce qu’il me regarde déjà d’une façon étrange. Je cherche autour de moi…

y a-t-il des humains dans cette salle ?

Sinon, je peux aussi m’affamer pendant trois mois et passer l’été dans un bocal de formol…

Avant ça, une chose est sûre, je ne vais pas me priver de fêter Pâques comme il se doit…et je ne peux que vivement vous recommander d’en faire autant…

Joyeuses Pâques !

*protéine en poudre

Happy Valentine!

Ah… la Saint Valentin !…cette fête ancienne remise au goût du jour par les fleuristes et autre marchands de petits cœurs…Il faut se rendre à l’évidence,  la Saint Valentin est un stress. Pour tout le monde. Entre ceux à qui cette journée d’hiver ne fait que rappeler qu’ils sont seuls et les autres qui se creusent la tête pour trouver une idée de cadeau originale…pensons aussi à ceux – et celles – qui doivent trouver deux cadeaux et une bonne excuse pour le ou la délaissé(e) du jour…

Reconnaissons-le, le 14 février est devenu une contrainte. C’est en quelque sorte le premier « 31 décembre » de l’année : une fête obligatoire. Les romantiques –vous aurez peut-être du mal à me croire, mais j’en fais partie- vous dirons que c’est magnifique d’avoir une journée pour célébrer l’amour. C’est vrai. Mais je suggère à tous ceux qui s’aiment de faire juste ce qu’il faut chaque jour…un petit mot, une attention, un sourire…il suffit de peu, en fait. L’amour, ça s’entretient au quotidien.

Ceci dit, un joli bouquet, une petite carte…si c’est offert avec le cœur, ça fait toujours plaisir.

A ceux qui n’ont pas de Valentin(e), je propose donc de vous faire vous-même un petit cadeau…au moins, vous serez certain(e) qu’il vous plait ! Vous vous aimez  assez pour ça, n’est-ce pas ? Non ? Alors c’est le moment de commencer…

Happy Valentine !