A partir de septembre, on enseignera aux enfants – dès l’âge de 6 ans – « la théorie du genre » et de nouvelles mesures seront prises pour lutter contre les stéréotypes sexuels à l’école. Soit.
Mais si nous devons apprendre à nos enfants que chaque être humain est différent et que ces différences sont respectables, est-il nécessaire de tout mettre en œuvre pour nier l’évidence biologique ?
Serions-nous à la fin d’une époque et par conséquent, au début d’une autre où masculin et féminin seront bientôt tabou ?
Si nous pensions avoir besoin de ces repères pour nous construire, il semblerait que ce ne soit pas l’avis de tout le monde.
Imaginons donc que nos enfants grandissent désormais non pas dans l’ignorance de leur sexe mais dans la négation de celui-ci : qu’est ce qui fera d’eux, par la suite, un homme ou une femme ?
Que deviendra ce fameux 1 ou 2 au commencement de notre numéro de sécurité sociale : sera-t-il un jour remplacé par un 0 jusqu’à décision de la personne quant au choix de son sexe? Ou bien aura-t-on un sexe organique et un autre, choisi ?
Mais en réalité, notre genre, comme notre sexualité peuvent-ils réellement être des choix ?
Difficile, de faire le tri dans ce qui nous est imposé par nos parents, notre éducation, la société ou notre propre constitution.
Enfin, une chose est sûre : on aura beau ne plus donner de poupées aux filles ou de voitures aux garçons et leur faire comprendre que le genre humain est le seul qui compte, qu’on le veuille ou non, la nature aura toujours le dernier mot : l’humain naîtra mâle ou femelle, comme tout mammifère.
Si se développer « sans sexe » permettra peut-être à certains de mieux s’assumer, le risque de semer le trouble me semble encore plus important.
Et malheureusement, il y a peu de chances pour que cette perspective fasse évoluer notre société vers plus de tolérance.
C’est pourtant de ce côté que nous devrions aller chercher les valeurs qui aujourd’hui, nous font le plus défaut.


